Les réponses des lecteurs de l’Orne Hebdo, paru le 7 avril. À l’heure de la crise, qu’est-ce, pour vous, qu’être riche ?
C’est la question que nous avons posée à différents acteurs de la vie alençonnaise. Doit-on associer la richesse à un niveau
de salaire, de patrimoine, de confort ? Si oui, lequel ? La richesse est-elle synonyme de temps de travail ou de temps libre ?
A contrario, à partir de quel niveau de vie est-on pauvre ? Éléments de réponse. A votre tour, apportez vos réactions, et commentaires sur ce blog. Vous pourrez être publiés sur le journal…
Thierry, 44 ans, ouvrier
« La richesse, je ne sais pas ce que c’est »
Thierry se considère comme un « petit » par rapport à la notion de richesse. « Être riche, je ne sais pas ce que c’est explique t-il. Tout ce que je vois autour de moi, toute cette opulence, je n’y fais pas attention. » Marié avec deux enfants, locataire avec « une petite bagnole » il dit vivre « normalement ». « C’est quand même plus normal que tous ces gens qu’on voit avec de grosses voitures et qui ne font rien. Pour être riche, il faut le mériter. Pas comme certains qui ont déjà tout dans la main ». Mieux vaut être pauvre et honnête que riche et corrompu, telle pourrait être la devise de cet ouvrier en électricité. Avec un Smic et quelques heures supplémentaires, Thierry ne gagne pas des milles et des cents mais se contente d’une vie simple qu’il a choisie. « Je me sens heureux comme ça et c’est le principal dit-il. »
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Opinion
Être riche…
Et si c’était ne pas être pétri de vanité ? Savoir relativiser, savoir vivre au présent, savoir respecter l’autre, accepter la différence, ne pas exclure, être détaché de tout, ne pas se prendre au sérieux, n’être sûr de rien, douter de tout, apprécier le silence, faire preuve d’humanité, d’humilité, d’utilité, renoncer à la religion du profit, préférer le pragmatisme à l’idéologie, accorder à la beauté une vraie valeur, ne pas être propriétaire de châteaux de cartes, tourner le dos aux idoles, ne pas ruminer le passé et ne pas appréhender le futur, cultiver sa liberté et sa santé… Et posséder… le temps.
JMF
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Sylvain Valsasina, dirigeant de PME
“Apporter de la richesse”
Dirigeant d’une société sous-traitante d’un grand groupe pharmaceutique, Thepenier — Pharma Sylvain Valsasina estime qu’être riche, c’est bien sûr d’avoir au moins le minimum matériel mais aussi et surtout d’apporter de la richesse autour de soi. “Il faut surtout faire sont travail avec passion dit-il. Ca permet de grandir dans la vie et de réaliser des projets. Fonder une famille, élever ses enfants. En étant fier de ses réalisations, on acquiert bien sûr une richesse matérielle mais aussi morale.”
Total et les “licenciements abusifs”
Pour ce responsable d’une unité de production faisant travailler beaucoup de personnes, les entreprises qui créent de l’emploi, créent de la richesse. Autrement dit, la démarche d’entreprendre n’est pas un enrichissement personnel mais elle contribue à enrichir les employés et salariés. “Les médias ont tendance à dire l’inverse déplore-t-il. Alors que Total supprime 500 postes et en crée 3 000 par ailleurs, on parle de “licenciements abusifs”. À force de dire aux gens qu’ils sont malheureux, ils le deviennent vraiment.” Il conçoit que les parachutes dorés et autres stock-option et bonus puissent choquer mais il ne faut pas faire l’amalgame. “La majeure partie des patrons n’est pas dans ce cas. Cette médiatisation porte atteinte aux entrepreneurs dans leur ensemble”.
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Francis, 54 ans, chef d’entreprise
“Vivre jusqu’au bout
sans s’inquiéter”
Ce dirigeant d’entreprise de construction de maisons que nous appellerons Francis (1), ne veut pas parler à visage découvert d’ un sujet avec lequel ” nos compatriotes entretiennent un mauvais rapport explique-t-il. Je ne connais pas de gens “riches”, plutôt des personnes “aisées”. J’estime que quelqu’un de riche est celui qui ne va pas s’inquiéter, quelle que soit la conjoncture, va pouvoir assumer financièrement jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à sa retraite”. Ainsi, on peut posséder une plus belle maison ou voiture que son voisin et n’être pas plus riche que lui “si ces biens ont été achetés à crédit”. Au contraire, l’endettement peut ruiner et il faut se méfier des apparences. “De 1997 à 2007, notre entreprise (Francis a un associé qui possède comme lui 50 % des parts sociales) a progressé constamment. Notre banquier nous facilitait les crédits, nous aurions pu vendre et nous enrichir. Aujourd’hui, l’immobilier est plutôt morose et si on vendait aujourd’hui, on ne serait pas récompensé de notre boulot”.
“100 000 familles possèdent 90 % de la richesse nationale”
Le chef d’entreprise ne croit pas au mythe du “self-made-man”, “le patrimoine des très riches s’accumule au fil des générations dit-il, d’empires plus ou moins grands. 90 % de la richesse nationale n’est détenue que par 100 000 familles françaises”. “Quand il a de l’argent, il ne cherche pas à placer, il le dépense en réinjectant dans l’économie. Ceux qui gagnent de l’argent font marcher l’économie. “Si l’Etat gérait mieux l’argent des impôts ou dépensait moins dans les boiseries des ministères, le peuple serait plus riche et nous ne mettrions pas les générations futures devant un abîme de dettes.”
Pour les nouvelles générations qui arrivent, Francis estime que la société de consommation les a installées dans un sentiment de “tout tout de suite” qui contraste avec leurs parents qui avaient patiemment construit leur vie. “Sans compter que les dépenses des nouvelles technologies explosent. Enfin, ici, à Alençon, on est moins tenté que dans d’autres grandes villes…”
(1) Prénom d’emprunt
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Dominique Destombes, 52 ans, commerçant
“Entre les riches et les pauvres,
le fossé se creuse”
Propriétaire du “Carnet de routes” à Alençon, Dominique Destombes estime que la question de parler de la richesse est “déjà insolente, presque déplacée, dans la mesure où elle est adressée à des gens qui, le ventre plein, parlent de la misère du monde. On voit la richesse partout au-delà que de raison, il faut arrêter ! ” Le commerçant dénonce le fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres. “Et la télévision branchée sur le G20 qui met en avant les nouveaux sauveurs du monde étoilé et leurs quincailleries blindées fulmine-t-il. Vous vous imaginez expliquer à un enfant, la cigarette à la bouche, qu’il n’est pas bon de fumer.” Dominique préfère parler de la richesse intellectuelle qui existe à ses yeux. “Seulement voilà, elle coûte chère ! “
Il se sent privilégié
Le restaurateur qui ouvre régulièrement son commerce à la culture et aux débats politiques veut un lieu ouvert à tous, riches comme moins riches, “car les plus aisés ont trop tendance à s’accaparer le bien pensant culturel”. Lui-même se considère de la classe moyenne, une catégorie privilégiée par rapport à la majorité des gens dans le monde qui ont tout juste de quoi survivre. “Je vis normalement explique-t-il. Si tout le monde était comme moi, les gens seraient plutôt heureux. Je ne vais pas aux Sports d’hiver, je n’ai pas de résidence secondaire mais je me sens riche par rapport à ceux, par exemple, qui ne touchent que le Smic”. Il va au cinéma, peut consommer à crédit. Lui, sa richesse, il se la construit en travaillant à fond pendant sept ans dans son commerce, histoire de mettre de l’argent de côté, se constituer un capital. Cela veut dire pas beaucoup de temps de libre, ni de vacances, “mais c’est le métier qui veut ça, je prendrai du temps de libre après”.
Un partage équitable de la richesse
Il souhaiterait que les politiques fassent un peu plus de social. “C’est bien de défiscaliser les heures supplémentaires mais où va l’argent qui n’est pas taxé ? J’aimerais qu’on s’en serve pour améliorer la protection sociale, le RMI. Entre quelqu’un qui touche 500 euros et un autre 10 000, où est l’égalité sur le remboursement des médicaments ? S’interroge Dominique. La richesse vient de la pauvreté des autres. Il faut que le pouvoir et les grands argentiers se donnent une ligne de conduite (évidemment pas passer tout de suite aux 1 600 euros le Smic) et partagent équitablement la richesse produite et soient solidaires.”
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Thierry Hénault-Morel
“Une vie qui talle, c’est vital”
Pour l’abbé Hénault-Morel, “la richesse est là quand au cœur de la vie, il y a la fécondité, la ramification de la vie qui porte ses fruits”. Pour lui, “ça peut se jouer à tous les niveaux : financiers, intellectuels, patrimonial mais aussi moral”. Et d’ajouter que “une vie qui talle, c’est vital”.
“Le partage multiplie”
Pour l’abbé Hénault-Morel, “la richesse est donc de l’ordre de la bonne nouvelle” et renvoie à des talents. “Après, on bute là-dessus parce qu’il a ceux qui ont l’impression, juste ou pas, de ne pas avoir leur part de talent et ceux qui ont les talents mais qui n’en récupèrent pas les bénéfices correspondants”.
Il illustre ses dires en évoquant “ces pays moins développés qui sont pillés de leurs ressources ou de l’intérieur ou de l’extérieur”.
Il cite aussi l’épisode de Thérèse Martin qui “à l’âge de 4 ans, à Alençon, aurait demandé, à la vue de son verre, pourquoi il en existait des grands et des petits”. Sa sœur serait alors allée chercher le grand verre de son père et le petit verre de Thérèse et les aurait remplis tous les deux avant de lui demander lequel des deux était le plus rempli ? Les deux l’étaient et l’essentiel, ce n’est pas la taille du verre mais le fait qu’il soit rempli. À travers cette question d’enfant, on trouve aussi la réponse à la définition de la richesse : c’est le bonheur, la plénitude”.
L’abbé s’interroge ensuite sur le partage de ces richesses : “Si la richesse, c’est avoir des talents, alors qu’as-tu fait de ton talent ? Quand tu l’as fait taller, qu’as-tu fait de ses fruits ? Et alors comment entrer dans une forme de partage ? D’autant que le partage devrait diviser or, il multiplie. La pauvreté, ce serait donc de ne pas partager et de nous priver de la multiplication des talents. C’est peut-être cela la pauvreté des pays riches : de ne pas entrer dans cette multiplication des talents. Cette pauvreté des riches, c’est aussi la richesse des pauvres. Parce que si la richesse est une bonne nouvelle, elle peut en devenir une mauvaise quand on ferme les cœurs, la spiritualité et le partage”.
KP
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Hervé Poislane, fonctionnaire, 48 ans
“Sont riches tous ceux qui peuvent se passer du superflu “
Pour Hervé Poislane, fonctionnaire, “sont riches tous ceux qui peuvent se passer du superflu”. Un avis qui stigmatise une société de surdéveloppement, coupable de piller les ressources et de polluer. Hervé le dit clairement, il est de la mouvance écologique. “On vit dans une société de surabondance explique-t-il. On vous assomme de publicités pour que vous achetiez des biens de consommation, les derniers modèles de voiture ou de portable. Moi, mon portable, ça fait un certain temps que je l’ai, il marche très bien, je n’ai pas besoin d’en acheter un autre. Mon véhicule aussi, je l’entretiens régulièrement pour qu’il ne pollue pas mais je le garde jusqu’à ce qu’il rende l’âme”. Il préfère consommer intelligent en sélectionnant des produits écologiques, durables ou équitables. “Par exemple, j’ai une montre sans pile argumente-t-il.”
Toujours riche par rapport à quelqu’un
“Pour beaucoup, être riche, c’est posséder beaucoup de biens (c’est ce que la société de consommation veut nous faire croire) mais l’objet pour l’objet n’a pas grand intérêt. C’est son utilité qui importe. Mais aussi son impact social et environnemental.” Selon l’animateur socio-culturel, la richesse ne correspond pas à un niveau de revenus ou de patrimoine précis, “on est toujours riche par rapport à quelqu’un, conclut-il.”
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Laurent, artisan plombier
“Riche avec 5 000 euros
par mois”
Laurent (1) préfère garder l’anonymat sur un “sujet qui pourrait être mal vu de la part de ses confrères. Je ne veux pas qu’on me colle une étiquette explique-t-il.” Artisan plombier dans le pays d’Alençon, le quadragénaire a sa propre définition de ce que c’est que d’être riche : “Avoir ce qu’il faut sans avoir à compter”. Il estime qu’avec 5 000 euros par mois, on peut se considérer comme riche. Avec 7 véhicules de travail, 4 salariés, c’est sans doute son cas. “L’artisan a besoin d’avoir des biens et de capitaliser pour assurer sa retraite.” Mais, “quand on est riche, il faut savoir donner. En premier lieu, par l’intermédiaire des impôts, même si c’est de moins en moins le cas.”
Pas de honte
Laurent pense qu’il n’y a pas de honte à être riche, ” je n’ai rien contre dit-il. “Etre ambitieux, c’est une qualité. On ne doit jamais se contenter de ce que l’on a. Il faut toujours chercher à améliorer son confort de vie, pour soi, sa famille, ou ses enfants.” Attention de ne pas tomber dans le piège du toujours plus. “Ceux qui ont besoin de posséder seront malheureux car ils auront toujours envie d’avoir plus. Les très riches n’ont pas forcément cette envie. Je vois beaucoup de gens, souvent modestes, qui fréquentent les magasins discount comme Gifi ou Noz. Chez eux, on retrouve des biens d’équipement à foison. Avec toute cette opulence, ils se donnent l’illusion d’être riches. Ça les rassure…” Lui qui se définit plutôt comme “un patron rose foncé, voire rouge”, critique cette société de surabondance où le seul modèle est celui de l’hyperconsommation.
Avoir le smic, c’est être pauvre
À l’inverse, n’avoir que le SMIC aujourd’hui pour vivre, c’est être pauvre. “Que l’on ait travaillé derrière un bureau ou derrière une pelle, si on fournit autant de travail, on mérite le même salaire. Je pense que les pensions de retraites devraient être les mêmes pour toutes les catégories socioprofessionnelles, sans distinction”. Selon Laurent, “dire à quelqu’un qu’il est riche car il a à manger tous les jours, un toit, une voiture et un boulot, ce serait des propos choquants. Nos pays sont suffisamment développés pour apporter plus que cela. ” Etre riche, est-ce être propriétaire, avoir du patrimoine, avoir des vacances, être libre ? “Du patrimoine pas forcément répond-il. Chacun utilise ses revenus selon ses affinités. On peut être riche en étant locataire. Chacun dépense son argent comme bon lui semble. Celui qui a beaucoup travaillé pour obtenir cette richesse a le droit à des vacances, celui qui reçoit cette richesse, par héritage par exemple, a moins de mérite à en avoir.”
(1) prénom d’emprunt
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Régis Chalumeau, président de la
chambre des métiers d’Alençon
“Chacun a sa vision
de la richesse”
Régis Chalumeau est président de la chambre des métiers d’Alençon. Ils côtoie donc souvent des artisans, prospères ou en difficultés. La richesse est toute relative dans ce milieu où même si l’on travaille beaucoup, les ennuis peuvent vite arriver. ” Pour certains la richesse sera d’avoir une belle maison, ou mieux, une maison secondaire dit-il.Le degré de richesse se mesure au sentiment de satisfaction qu’on éprouve sur son confort matériel. Chacun a sa vision de la richesse. Certains ont beaucoup d’ambition, d’autres pas du tout. Certains ont besoin de posséder, d’autres se contenteront de ce qu’ils ont. Certains ont besoin de flamber et de montrer leur réussite, d’autres n’auront pas ce besoin de reconnaissance. Une fois les besoins vitaux obtenus, les tentations sont grandes de s’enrichir dans la société pour jouir des plaisirs que nous apporte la vie”.
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Rachid, Hermann et Jérémy, lycéens de 16 ans
“Le danger avec l’argent,
c’est de ne plus avoir de rêve”
À la question “qu’est-ce qu’être riche selon vous ?”, Rachid, Hermann et Jérémy, trois adolescents de Perseigne répondent d’emblée : “C’est être riche en soi, être généreux avec les gens, faire quelque chose pour eux”. En d’autres termes : “c’est la richesse du cœur”, parce que, pour eux, “la richesse n’a rien à voir avec l’argent”.
Néanmoins réduite à sa version financière, la richesse est alors effective “à partir de 5000 € par mois”, s’aventure Hermann. En nature matérielle, elle peut se traduire par “le fait d’avoir de belles voitures”, selon Jérémy. Contestation de Rachid : “Y’en a qui ont de belles voitures mais à crédit pour la vie”. De même, pour Jérémy, “on peut vivre dans un appartement en étant riche et avoir un château sans avoir d’argent”.
Alors à partir de quel moment est-on pauvre ? “Quand on n’a pas de ressources, quand on a envie de faire quelque chose et qu’on ne peut pas se l’offrir immédiatement”, confie Hermann. Pour Jérémy, la pauvreté est atteinte “quand on est dans la rue, qu’on n’a plus de toit”. A contrario de la richesse du cœur, la pauvreté est synonyme de “solitude” pour Rachid. “C’est quand tu n’as plus personne autour de toi, vers qui te tourner. Quand t’es seul”, souligne l’adolescent.
Tous les trois s’accordent à dire “que l’argent ne fait pas le bonheur parce que tu peux être riche et malheureux”. En revanche, ils conviennent que l’argent “octroie plus de libertés parce qu’on a l’occasion de faire plus de choses”. Notamment celles accessibles qu’avec des espèces sonnantes et trébuchantes.
La richesse financière est-elle synonyme de temps de travail ou de temps libre ? “De temps de travail”, répondent-ils en chœur avant de noter que “plus les gens gagnent de l’argent, plus ils en veulent et donc plus ils travaillent”.
Et ces jeunes lycéens de conclure : “l’argent est un moyen de réaliser des choses et même des rêves. Le danger, quand on a de l’argent, c’est de ne plus avoir de rêves”.
2 juillet , 2009 à 1:33 |
je veu vous dire pour etre c’est n’est le travail mais c’est le destin.
7 juillet , 2009 à 4:15 |
Je peux ajouter que le destin peut être travaillé…
ça fait plaisir de ne pas être seul.
Notre destin est le conséquence incontournable des nos propres actes. Mon destin d’aujourd’hui est le résultat de ce que j’ai fait hier…Ce que je fais maintenant peut changer mon destin de demain, mais c’est pas sur à cent pour cent… je tente ma chance quand même.
A propos “c’est quoi d’être riche” pour moi?
C’est d’avoir une source de revenues suffisante et indépendante de tout (je veux dire de l’État,des Impôts, des crises, des marchés, des pubs et idoles) et surtout de fait que je travail ou PAS…
Être riche – c’est d’avoir une VRAIS choix de travailler ou non, de vivre ici ou ailleurs, de vivre avec tout le monde ou de choisir soi-même ce que tu veux faire…
C’est vrais aussi que telle liberté peut dégrader l’esprit… Mais elle peut donner aussi la chance d’avoir le temps libre pour s’en occuper de sa richesse intérieure…ou non… ça dépend de chaque personne en elle-même.
J’ai fait une article il n’y a pas si long temps sur le sujet d’être riche. http://www.monmillion.fr/2009/04/cest-comment-detre-riche/ mais cette partie “spirituelle” n’était pas incluse… à refaire. Merci pour le blog,
serge
P.S. c’est dingue que on a fait la même idée en même temps