Que penser du rond-point Cazault/République ?

31 octobre , 2007

«Pendant des semaines, des travaux ont entravé la circulation dans les rues convergeant au carrefour rue Cazault/Boulevard de la République. Ceux-ci étant finis, on pouvait espérer qu’un aménagement de cette importance aurait eu des résultats positifs pour la sécurité des usagers, en particulier des plus exposés : les piétons et les cyclistes. Or, que constatons-nous ? Lisez la suite de cette entrée »


A la une ce 30 octobre 2007

30 octobre , 2007

Retrouvez en kiosque notre journal :

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Dernière minute : le corps du sénateur Daniel Goulet exhumé

24 octobre , 2007

24 Octobre 2007 – 17h30

Le corps du sénateur Ump de l’Orne Daniel Goulet a été exhumé mercredi afin d’être autopsié après l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour «assassinat».
Le corps de Daniel Goulet, décédé à l’âge de 78 ans le 23 février lors d’un voyage à Abou Dhabi, a été sorti en début d’après-midi de sa sépulture au cimetière de Mêle-sur-Sarthe (Orne) en présence de gendarmes.
Il devait être transféré en région parisienne pour l’autopsie.
Cette exhumation a été ordonnée par le juge d’instruction chargé de l’affaire, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet de Paris avait ouvert début octobre une information judiciaire à la suite du dépôt d’une plainte contre X avec constitution de partie civile déposée le 23 avril par les deux filles du sénateur.
Ces dernières demandaient dans leur plainte l’autopsie de leur père mort d’un accident vasculaire cérébral.
Selon des sources proches du dossier, c’est la veuve de l’élu, la sénatrice Nathalie Goulet, qui lui a succédé au Palais du Luxembourg en tant que suppléante, qui est visée par les plaignantes, les deux filles du sénateur. Assistante parlementaire de Daniel Goulet, la veuve, de trente ans sa cadette, était devenue sa maîtresse avant de l’épouser.
Me Francis Szpiner, l’avocat de la sénatrice, s’est dit persuadé que «l’information aboutira très rapidement à un non-lieu», du fait de «l’inanité des accusations portées» contre elle.

A suivre dans l’Orne Hebdo, la semaine prochaine…


A la une du journal cette semaine

22 octobre , 2007

Retrouvez l’actualité de l’Orne hebdo chez votre marchand de journaux !

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Le 23 octobre 2007 : élus voltigeurs et excès de z’ailes

22 octobre , 2007

Bonjour !

Et moi, et moi ?

Lors de la dernière séance du Conseil général de l’Orne,  au sujet de l’éventuel aérodrome de Sées, on a cru comprendre que certains voulaient garder leur plate-forme.
Après les salles polyvalentes, les courts de tennis, les piscines, tout le monde veut son aérodrome ?

États généraux Lisez la suite de cette entrée »


L’éco-quartier de Forges sera-t-il vraiment exemplaire ?

22 octobre , 2007

Des maisons écologiques, ultra économiques, groupées dans un village modèle, qui pourrait être contre ? Les habitants pourront y dormir et y faire une partie de leurs courses mais où travailleront-ils, où se feront-ils soigner ?  Lire la suite… Lisez la suite de cette entrée »


Médecin des villes, médecin des champs

22 octobre , 2007

Médecin des villes, médecin des champs

« Le constat : il y a moins de médecins à la campagne qu’en ville. Et pas seulement en chiffre absolu.
La question : comment équilibrer cet état de chose ?
La réponse proposée : en empêchant les médecins de s’installer là où il y a déjà des médecins en nombre suffisant. (donc en pénalisant les jeunes médecins, et sans pénaliser ceux qui ont créé le déséquilibre…)
L’inexactitude : Que signifie le terme “suffisant” ? Lisez la suite de cette entrée »


A la une ce 16 octobre 2007

18 octobre , 2007

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Le 16 octobre : Agathe devient maman !

17 octobre , 2007

Bonjour !

Stationnement

Au courrier, cette semaine, une réponse de Philippe Drillon, adjoint aux Travaux à Alençon, suite à un écho dans l’OH du 9 octobre : «Ma chère Agathe, (…) Ce lecteur a raison, l’absence de marquage des délimitations du stationnement rue de la Demi-Lune nuit à l’optimisation du stationnement dans cette rue. Aussi, je vais demander au service Voirie de réaliser ce marquage qui fait actuellement défaut. Espérons que celui-ci sera correctement respecté par tous les automobilistes et que cela donnera des places supplémentaires pour ceux qui utilisent les trottoirs de cette rue comme stationnement». Eh bien voilà… Pour obtenir quelque chose, cette rubrique est bien utile. N’hésitez pas à vous en servir.

Pleurote en huître Lisez la suite de cette entrée »


Présent prézien

16 octobre , 2007

«Le ciel d’azur était splendide à Saint-Julien-des-Eglantiers. Quel beau temps pour le sixième jour d’octobre ! Et ce temps radieux n’avait d’égal que la valeur des travaux. Maintenant, l’église est magnifique. Le chef-d’œuvre en péril a été sauvé. En ce gai samedi plein de soleil, j’étais au pied de l’édifice. Christian Poincheval et d’autres personnalités firent de beaux discours. Et moi, au milieu de l’assistance, en présence des nombreux invités, j’étais ravi. Je tiens à exprimer mon enthousiasme. Et je félicite principalement les participant de Pré-en-Pail. En effet, beaucoup de préziens ont contribué à cette belle action. Merci à tous les auteurs de ce cadeau. Présent merveilleux pour le pays mayennais».

Jean-Jacques TELLIER (Alençon)


Hommage à Guillemette Coulon

16 octobre , 2007

«Nous tenons à saluer la mémoire de Guillemette Coulon qui, outre son travail consciencieux au laboratoire départementale de l’Orne, a participé de longues années à l’association «Accueil et Promotion des Etrangers». Sa participation et son action au conseil d’administration ont été régulières, discrètes et efficaces en particulier lorsqu’elle a assumé la fonction de secrétaire. Ses sentiments fraternels à l’égard des Etrangers vivant à Alençon, son sens de l’accueil, sont un témoignage en ces temps d’intolérance et d’exclusion que nous vivons aujourd’hui. Guillemette est partie, comme elle a vécu, dans la discrétion. Aussi, nous tenions à lui rendre ce dernier hommage public». Des militants d’Accueil et Promotion des Etrangers


« Le passage à l’euro aurait-il sévi à Cherisay ? »

16 octobre , 2007

« Nous avons reçu récemment dans notre boîte aux lettres une brochure publicitaire pour différentes entreprises régionales qui semblaient accessoirement annoncer une manifestation asine à Cherisay : Foire, exposition, achat et vente d’ânes.12 En nous y rendant, nous avons eu la surprise de découvrir un droit d’entrée de 5 € par personne. Stupeur. Nous regardons la brochure et nulle part nous avons vu « entrée payante ». Nous avons donc fait demi-tour. Pour information les concours équidés sont en général gratuits. Et de plus, avant le passage à l’euro, une entrée pour une manifestation de ce genre était de l’ordre de 5 à 10 F, soit environ 1 ou 2 euros… Comment peut-on demander une somme aussi importante quand on a autant de sponsors et sachant qu’il y avait une restauration sur place, donc encore du bénéfice… Je serais intéressé de connaître le bilan de cette journée ainsi que l’utilisation des bénéfices enregistrés ». Luc Marmion


Fossés à préserver, bornes pour CD

16 octobre , 2007

 « Ne pas participer au Grenelle de l’environnement serait une faute : c’est au moins une occasion de faire avancer un tant soit peu les idéaux écologiques ; c’est donc dans cet esprit que nous avons fait parvenir des propositions à trois des groupes de travail réunis le mercredi 10 octobre à Laval : – au groupe 1 (lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie) : « suggestion pour les nouvelles constructions : lier la délivrance d’un permis de construire à des obligations de Haute Qualité Environnementale (isolation et chauffe-eau solaire entre autres) ». – au groupe 2 (préserver la biodiversité et les ressources naturelles) : « suggestion pour préserver la qualité des eaux : interdire tout traitement à moins d’un mètre des fossés quels qu’ils soient ». – au groupe 4 (adopter des modes de production et de consommation durables) : « suggestion pour recycler les CD : installer à l’intention des particuliers des bornes spécifiques dans les déchetteries, voire dans les grandes surfaces ». Les deux dernières suggestions correspondent à des demandes que nous avons tout récemment faites, la première aux préfets de l’Orne et de la Sarthe, la seconde à la Communauté Urbaine d’Alençon… Tout cela est bien modeste sans doute mais c’est en accumulant ainsi des mesures de ce type, plus ou moins contraignantes assurément, mais aussi de simple bon sens, que notre société sera susceptible d’aller vers un développement réellement durable ».

Environnement Nord-Sarthe


Agathe du 9 octobre : coups de patte

15 octobre , 2007

Bonjour !

De la peinture !

Pour commencer, un p’tit coup de patte, pas bien méchant mais qui
peut être utile. Lisez la suite de cette entrée »


ADN et regroupement familial

15 octobre , 2007

ADN et regroupement familial

«Ce que Le Pen rêvait… vous l’avez fait. Nous savions nos deux députés Lenoir et Deniaud godillots, nous les pensions néanmoins réfléchis… Ils ont tant à faire à l’Assemblée et en circonscription qu’ils en ont oublié de lire la loi dite de bioéthique. Pourtant, ils ont en la personne du fils de l’un deux un brillant juriste. Cette étoile montante du barreau et de l’UMP départemental (promis peut-être à remplacer Papa au Palais Bourbon) aurait dû leur faire la lecture de la dite loi. S’ils avaient simplement écouté certains de leurs collègues députés UMP et éminents juristes, ils auraient compris que leur vote allait «a contrario» de la dite loi : «Le recours aux tests ADN de filiation n’est possible que sur saisine judiciaire». Pour satisfaire à la dite loi, il faudrait mettre en place dans chaque consulat français et dans le monde entier une entité judiciaire française siégeant au consulat capable de saisine d’un praticien agréé par l’Agence Française de Biomédecine pour faire ce test…  Plus sérieusement cette disposition devrait être «retoquée» par le Conseil Constitutionnel (…) Enfin, Messieurs les Députés, imaginons une fiction : «Un certain Monsieur Sarkozy, qui ne viendrait pas de Hongrie mais de la Côte d’Ivoire serait en France depuis 10 ans. Ayant brillamment réussi son intégration, cet avocat d’affaire souhaiterait faire venir en France sa famille recomposée dans le cadre du regroupement familial. Il disposerait de revenus conséquents, d’un immense logement tout confort pouvant accueillir cette famille dont deux filles sont issues du précédent mariage de son épouse avec un griot célèbre en Côte d’Ivoire. Une loi scélérate fraîchement votée et appliquée, l’en empêche. L’ADN pratiqué sur les jeunes filles confirme la paternité du griot. Et pourtant, le père putatif aime ses deux belles-filles comme ses propres enfants. DURA LEX…SED L»».

Hamel (Sées)


La faillite

15 octobre , 2007

La faillite

« Durant des décennies, la France a prêté de l’argent à différents pays (à fonds perdus). Systématiquement, elle a effacé les ardoises. En 40 ans, la population s’est accrue de 20 millions d’habitants. Des grands ensembles ont été construits pour loger les populations. Aujourd’hui, nous les faisons sauter les uns après les autres, créant ainsi une autre crise du logement. Il y a une vingtaine d’années, la France a été déclarée «terre d’asile». On nous a demandé notre avis à ce sujet ? Avec la libéralisation, nos entreprises délocalisent en Asie ou en Amérique du Sud. Le chômage (quoi qu’on en dise) augmente continuellement. Résultat : nous sommes de plus en plus nombreux à manger à la grande marmite et de moins en moins à la remplir. Idem pour la Sécurité sociale : tu as cotisé, tu n’as plus droit à ceci ou cela. Un jour viendra où tu n’auras même plus droit à rien du tout. Par contre, si tu es un «clandé» ou un «fout-la-merde», tu auras droit aux soins gratuits. La France est devenue une terre d’asile… d’aliénés. »

J. Toutain (La Fresnaye-sur-Chédouet)


Les courriers de l’Orne hebdo en septembre 2007

15 octobre , 2007

Un brin de poésie

À Suzanne

Ma chère Suzanne en ce jour mon cœur est triste
Avec vous je perds comme une amie
Deux générations nous séparaient
Mais nous avions tissé des liens d’amitié
J’aimais vous taquiner
Et vous me le rendiez illico
J’étais là pour vous accompagner
Et soigner vos petits bobos
Vous étiez gaie et dynamique
Toujours prête à partir
Tout le monde vous appréciait
Malgré votre caractère bien trempé
Votre grand âge vous donnait tous les droits
Vous saviez en profiter
J’aimais cette façon de me tutoyer
Comme une grand-mère attentionnée
Que de discussions parfois
C’est comme ça qu’on vous aimait
Spontanée et guillerette
Levant toujours la gambette
Chahutant amicalement
Joueuse invétérée à la belote
Liant la conversation facilement
Vous étiez une sacrée rigolote
Vous allez manquer à vos enfants
Et à vos compagnons des pastels
Les couloirs retentiront encore
Du bruit de votre déambulateur
Qui avait du mal à vous suivre
Car à votre âge vous couriez
Avide de tout savoir
Toujours curieuse de la vie
Aimant vous remémorer le passé
Avec la pluie dans les yeux
Témoin d’une vie bien remplie
Suzanne vous avez marqué ma vie
Je vous embrasse et je pense à vos enfants aussi.
Christiane Niard Cochelin
Le 6 septembre 2007

Valeurs, quelles valeurs ?

«Les valeurs, au centre de la dernière présidentielle, apparaissent comme l’ultime recours. Un remaniement idéologique a-t-il commencé ? «Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite…». C’est par ces mots que le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, a inauguré son mandat, placé sous le signe de la restauration de quelques notions intangibles. A cette aune, on mesure le bouleversement qui affecte le climat idéologique du pays. Après plusieurs décennies de scepticisme, voire de flottement, résumés sous le vocable de «relativisme intellectuel et moral», les valeurs sont de retour. Et au cours de la campagne, le candidat de la droite et sa rivale de gauche ont redoublé d’efforts et d’astuces pour s’approprier quelques vocables idéaux, de «l’ordre juste» au patriotisme et à «l’identité nationale». Pour faire de ceux-ci l’axe de leur rencontre avec le peuple français. Avec cette sémantique inédite, un remaniement idéologique a-t-il commencé ? Le nouveau locataire de l’Elysée entend rendre à ses compatriotes «la fierté d’être Français». La «revalorisation du travail» est sans doute le thème qui a fait le succès du nouveau président. Quel travail ? Et pour quel statut de l’emploi ? «Mettre tout le monde en pleine activité n’est pas utopique», mais parler de la valeur travail sans dire que le premier problème est le manque de travail, c’est un bon tour de passe-passe».

Jean BEURÉ (Chailloué)

«La ceinture dorée…»

«Pour la coupe du Monde de rugby, la tour Eiffel s’est parée de son habit de lumière. Le Champ de Mars resplendit. C’est féerique, c’est magnifique. PS : ne laissez surtout pas votre téléviseur en veille. Eteignez-le, c’est bon pour la planète «.

J. TOUTAIN (La Fresnaye-sur-Chédouet)

Hôpital : 4 M € de déficit

« Les Centres Hospitaliers d’Alençon et de Mamers emploient 1.574 agents. L’obligation de se restructurer, de faire des économies, avec fermeture de la chirurgie sur le site de Mamers et l’ouverture, sur ce site, de nouveaux services comme le court séjour gériatrique, post-aval urgences, et au printemps 2007 les soins de suites et de réadaptation avec une unité de soins palliatifs, donne un aperçu des problèmes de mobilité pour les personnels, sachant que le CHIC traîne un déficit de 4 millions d’Euros cette année. La pénurie de professionnels se fait également ressentir avec un nombre d’heures supplémentaires de 123000 heures, y compris les CET. Le professionnalisme des personnels, leur engagement personnel, leur motivation, masquent les carences du CHIC Alençon-Mamers. Des projets ambitieux ont été validés par le conseil d’administration, comme le Pôle femme-mère-enfant, l’augmentation de la capacité de la réanimation, la création d’unités «Alzheimer» aux Pastels et à Mamers. Ces nombreuses restructurations doivent permettre d’améliorer les choses avec un nouveau projet d’établissement, un nouveau projet médical et un nouveau projet social, et ramener le CHIC à un budget en équilibre. Force Ouvrière attend la concrétisation des projets dans l’intérêt de tous, mais s’interroge sur le nombre de postes créés pour le fonctionnement de ces services car notre direction a comme objectif «effectif constant» ».

Patrice BOSCHER (FO Santé)

Ma Ville

Ma ville, petite bourgeoise en Province Pardonne-moi si je t’évince C’est par malice que je pince Ma ville, tu n’es pas noire, ni plus rose Maintenant, qu’est-ce que tu proposes Pour t’éviter la ménopause. Ma ville, je sais la douleur de ta plaie Un Mantelet démantelé, On ne fait plus ce qu’il nous plaît. Ma ville aux façades si élégantes Tu serais que plus rayonnante Avec des idées éclatantes. Ma ville, cesse d’agiter ta dentelle Sauf si tu mets des jarretelles Aux lampadaires de tes ruelles. Ma ville, faudra une grande prison Pour que tes filles et garçons Ne fuient vers d’autres horizons. Ma ville, pourquoi copier tes grandes sœurs ? D’accord pour des investisseurs Mais pas pour te saigner le cœur. Ma ville, toi qui te prends pour une grande Pour une ville plus marchande Prends garde un jour qu’ils ne te vendent. Ma ville, je ne veux pour quelques échoppes Fausses promesses, enveloppes, Que l’on te traite de salope. Ma ville, heureusement que tu claironnes Des musiques toutes plus bonnes Pendant ce temps tu ne ronronnes. Ma ville, il te faudra beaucoup d’argent Des hommes d’un grand dévouement Tous forcément intelligents. Ma ville, parc’ que tu sors d’une blessure Parc’ que je t’aime entre tes murs Parc’ que dans toi tu me rassures. Ma ville, je ne veux pour toi d’un futur Où tu serais juste un murmure Ville-dortoir, villégiature. Ma ville, pardonne-moi si je t’évince C’est par malice que je pince Les belles filles qui se coincent.

P.G.

Nota : cette chanson est écrite par un lecteur suite aux scénarios noir et roise pour «Alençon dans 30 ans» (OH  des 4 et 11 septembre)

Alain Terrenoire réagit

Alain Terrenoire (10, rue Conté à Sées) réagit à un article de l’OH du 18 septembre : «C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu l’Orne Hebdo et votre rubrique sur Sées. Je me garderai bien de faire quelque commentaire que ce soit sur vos analyses et «vos spéculations» sur les perspectives municipales. Néanmoins, je me permets d’y apporter une petite rectification. S’il est indiscutable que la liste que je conduisais en 2001 n’a pas obtenu la majorité, votre commentaire appelle pourtant une précision. En effet, à propos de mon «brevet électoral», pour reprendre votre formulation, j’ai le sentiment de l’avoir acquis à plusieurs reprises et par moi-même. C’est ainsi que je fus élu député en 1967 (puis réélu deux fois) en gagnant à l’âge de 25 ans un siège inattendu, loin de mes attaches familiales, et qui contribua à assurer la majorité d’une voix à l’Assemblée Nationale. Par ailleurs, vous vous souvenez certainement qu’en 1998, sans aucune investiture et malgré une campagne virulente contre ma candidature venant de certains de «mes proches amis politiques», j’ai été élu au Conseil Régional de Bass-Normandie».


Les courriers de l’Orne hebdo en juillet-août 2007

15 octobre , 2007

Fonctionnaires et Cheminots : des nantis ?

Le point de vue de Jacques Hillenmeyer sur le fonctionnement de la SNCF (OH du 26 juin) fait réagir.

l Philippe Costa (syndicat UNSA) : «une démocratie a nécessairement besoin de contre-pouvoirs équilibrés et de partenaires sociaux respectés. Vous rappelez le chiffre de 8 % de syndiqués en France. Je vous réponds, hélas que 2 % seulement de citoyens militent dans les partis politiques. De même, le terme de «fainéant» que vous avez utilisé pour qualifier les fonctionnaires ne mérite même pas d’être relevé tant ce propos est blessant et donc peu crédible. Parmi les fonctionnaires qui se sentiront attaqués par votre article, les personnels hospitaliers, donc des fonctionnaires, apprécieront à sa juste valeur ce qualificatif. Des grèves à répétition, dites-vous. Diable ! Jamais, la France n’a connu si peu de journée de grève. Par contre, vous ne vous êtes jamais posé la question sur les raisons pour lesquelles les trains arrivent en retard ? Prenez donc le temps d’interroger les agents de la SNCF sur l’état de vétusté de certains matériels, faute de moyens. Vous dites, «privatisons la SNCF». La belle affaire ! Demandez donc à nos amis anglais ce qu’ils pensent réellement du réseau ferroviaire confié au privé pendant les années libérales de Mme Thatcher.  Nantis ? Et puis, très franchement, nous en avons quelque peu «marre» d’être catalogués de «nantis protégés», en nous opposant aux bons Français qui investissent et qui prennent des risques. Ces fonctionnaires nantis, dites-vous, ont passé des concours particulièrement sélectifs pour des salaires qui ne sont pas toujours à la hauteur du niveau de recrutement. Ces fonctionnaires nantis, dites-vous, ont le sens du travail bien fait souvent dans des conditions difficiles, même s’il existe parfois des «brebis galeuses», comme cela existe aussi dans le secteur privé. Comment peut-on ainsi opposer fonctionnaires et salariés alors qu’ils participent à la richesse et à la solidarité du pays, chacun dans leurs domaines respectifs. Cette façon de mépriser certaines catégories de citoyens ou de salariés nous renvoie à ce slogan imbécile et racoleur de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, «travaillez plus pour gagnez plus». En définitive, vos propos font le miel des antagonismes qui nourrissent la haine de l’autre. En choisissant des boucs émissaires, en jouant sur des rancœurs, vous ne contribuez certainement pas à participer de manière constructive à l’élaboration d’une société apaisée. Pour conclure, si j’avais à mettre une note à cet article puisque nous sommes en période de baccalauréat, vous auriez 0 sur 20 avec l’appréciation suivante : «hors sujet, manque de réflexion et de retenue évidentes»».

Jean-Claude Drugeon (CGT-Cheminots) : « si les grèves à la SNCF sont inévitables, ce n’est pas de toute joie que nous les faisons, mais bien pour améliorer nos conditions de vie, de travail qui se dégradent, pour sauver des emplois et améliorer le service public. nous en profitons pour contredire le Président Sarkozy qui annonce que les jours de grève ne seront plus payés en 2008. En moyenne, une journée de grève coûte à un cheminot entre 60 € et 80 € par jour !… La direction SNCF ne voulant jamais négocier avant le conflit, c’est la raison pour laquelle les grèves sont inévitables. C’est vrai qu’avec des «petits» patrons comme vous, l’employé doit être «le négrier des temps modernes», ayant comme seul droit de se taire.  «La France qui se lève tôt» Mais revenons à Votre «torchon», savez-vous que depuis 30 ans, les gouvernements successifs ont supprimé plus de 100.000 cheminots, soit 9 cheminots par jour au niveau national, créant ainsi des déserts économiques, des gares et des lignes fermées, et un transport du fer transféré à la route ? 2003 fut l’année du plan qui a supprimé 30 % du trafic Fret et mettant 100.000 camions sur les routes, favorisant ainsi le réchauffement de notre planète… Quant aux fainéants, ce ne sont pas les mêmes que les directeurs de banques ou d’assurances. Le cheminot lambda ne roule pas en Mercédes, ne possède pas de longère… Le cheminot, c’est la France qui se lève tôt, qui travaille environ 35 dimanches et fêtes par an (non récupérables), payé avec une prime de 30 € par dimanche et imposable. Il travaille souvent en 3/8, pouvant faire des semaines de 48 heures puisqu’il est annualisé depuis… toujours, et le salaire d’embauche est de 1.000 € par mois… Lorsque vous dites que le cheminot est peu apte au travail, nous exerçons notre métier avec beaucoup de professionnalisme, contrôlés journellement, nous devons exercer notre métier avec des connaissances approfondies, et devons passer un examen d’aptitude tous les trois ans dans les gares, tous les 6 mois à la conduite des trains, au risque de ne plus exercer notre travail si nos compétences ne sont pas reconnues. «Acquis social» Les agents de conduite dorment dans différents foyers, mangent à la «gamelle», se lèvent à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit… pour le service public. Monsieur «le Patron», c’est vrai que votre boutique est ouverte en journée et fermée les dimanches et jours de fêtes et vous mangez tranquillement chez vous le midi, et le soir en famille, ce que nous ne connaissons pas ! Le départ à la retraite à 50 ans pour les agents de conduite et 55 ans pour les sédentaires est un acquis social et cette différence avec les salariés du régime général est payée par une surcotisation sociale… les cheminots financent bien leur régime spécial. Je m’étonne, par ailleurs, que vous ne fassiez pas référence aux régimes Plus que Spéciaux des députés, sénateurs, militaires et aux financements des partis politiques. Quant aux parachutes dorés des grands patrons, ils ne semblent pas vous chagriner. Il est vrai que partir en «retraite» avec pour certains l’équivalent de 6.500 Smic laisse rêveur ! «Un métier que vous ignorez» Pour sauver la SNCF, il faut privatiser, indiquez-vous. Connaissez-vous la Grande-Bretagne où de nombreux accidents sont survenus depuis la privatisation du rail à l’époque Thatcher ! Connaissez-vous le mot «Sécurité», mot Primordial à la SNCF ? Pensez-vous que vous pourrez prendre le train à Surdon, lorsque la SNCF sera privatisée ? Nos lignes et nos gares seront supprimées par manque de rentabilité et de profit ! Arrêtez de jeter votre venin sur un métier que vous ignorez et sur un syndicat qui se bat et demeure aux côtés de l’ouvrier. Développer les libertés économiques, c’est creuser l’écart entre les petits et … les gros. Cessons de mentir, de tromper les travailleurs. Revenons aux 37 ans et demi dans le privé comme avant les lois Balladur et Fillon. Celui qui a réussi à exploiter ses employés vous dira toujours qu’il a beaucoup travaillé… À bon entendeur…»   Maison des Associations : « tout  a été fait pour qu’il n’y en ait plus »  « Les Associations, quelles qu’elles soient, sont l’expression d’une vie sociale. Qui peut les soutenir à l’échelon local plus efficacement que les collectivités locales ? Une Maison des Associations devrait être un lieu de rassemblement ouvert et accueillant permettant par exemple à tout groupe de personnes qui souhaitent se réunir de pouvoir bénéficier de salles de réunion gratuitement ou à un coût symbolique (les salles Baudelaire par exemple ne sont pas gratuites, et leur prix n’est pas symbolique, même pour la plus petite). Toute Association ayant un but légal et désintéressé devrait pouvoir fixer son siège social à la Maison des Associations et y disposer d’une boîte à lettres moyennant un coût très modique. Mieux encore, les associations devraient pouvoir trouver dans une Maison des Associations les matériels les plus indispensables (micro-ordinateurs avec accès à internet, imprimantes, vidéo-projecteurs etc.…) avec des animateurs capables de les faire fonctionner et d’assurer la formation des adhérents et des militants le plus simplement.  « Il y a beaucoup de leviers »  Les Associations constituées depuis un certain temps et ayant fait la preuve de leur utilité sociale, devraient également pouvoir y disposer de locaux, quitte à les partager à plusieurs mais avec la possibilité d’y disposer d’une ou plusieurs armoires fermant à clé pour y entreposer les petits matériels, fournitures et les archives nécessaires à leur fonctionnement. La Maison des Associations doit être aussi un lieu de rencontres et de débats, elle doit être aussi un véritable Centre de Ressources en tous genres. Une Maison des Associations doit avoir une âme et une capacité à fédérer les énergies. Il y a donc beaucoup de leviers que peut utiliser, dans ce domaine, la Municipalité d’Alençon. La question qui se pose est simple. Pourquoi l’actuelle municipalité d’Alençon, qui termine son troisième mandat (avec une rallonge d’un an ce qui porte le bail à 19 ans), n’a-t-elle jamais donné les moyens à cette Maison des Associations mise en place par l’équipe municipale précédente ? Au contraire, on peut dire que tout a été fait pour qu’il n’y en ait plus.  « Souhaite -t-on encore que vive la démocratie dans notre ville ? »  Certes toutes les associations ne sont pas traitées de la même façon, certaines sont moins malmenées. Quelles sont celles qu’on traite le moins bien ? Toutes celles qui sont des contre-pouvoirs dans une société où tout est marchand. Les associations de consommateurs par exemple, les associations de locataires et du cadre de vie, les associations de protection de l’environnement, les associations d’information et de défense des femmes ou des minorités, les associations d’éducation populaire qui donnent un peu trop d’informations pour que le citoyen comprenne un peu mieux le monde qui l’entoure et devienne un peu plus critique.

(1) À l’heure où on entend souvent dire que la « res publica » — la chose publique — est de plus en plus délaissée par les citoyens, ces associations sont justement celles qui, avec d’autres, insufflent du débat dans la vie publique et font que les citoyens échangent entre eux, en un mot, font vivre la démocratie. Mais souhaite -t-on encore, que vive la démocratie dans notre ville ? ».

Patrick Gaborit

(1) Je ne parle même pas des syndicats ni des partis politiques (de l’opposition) qui sont actuellement hébergés rue Étoupée (et encore moins du parti des Verts qui, par une discrimination injustifiable, n’a jamais pu bénéficier de cet avantage).

« La vie associative mérite mieux qu’une polémique politicienne »

« Un Monsieur « je sais tout », forcément bien pensant, s’interroge sur le devenir de la Maison des associations. Le respect que la ville d’Alençon porte aux associations se lit au travers des aides qu’elle leur apporte et dont le récapitulatif a été récemment mis en ligne sur le site internet de notre ville. C’est ainsi que le soutien à la vie associative s’est élevé, en 2006, à 1,820 million d’euros dont 1,216 million de subventions et 604 000 euros de prestations en nature. Ce qui représente en 2006 près de 30 % du produit des impôts que perçoit la ville. Chacun pourra convenir qu’il s’agit là de moyens considérables mis à la disposition des associations.  « L’effort n’est plus à démontrer »  S’agissant des locaux mis à disposition des associations, des pôles associatifs ont déjà été entièrement rénovés ces dernières années : – L’espace Pyramide, qui accueille 11 associations dont l’Office Municipal des Sports, le Point Clé, les Jumelages, l’Office alençonnais de la culture. À noter qu’un poste de secrétariat y est financé par la ville.  – Dans les anciens locaux du collège Louise Michel, la ville met à disposition des salles et bureaux à 8 associations dont le Secours Populaire, Accueil et Promotion des Étrangers ou le Centre social Paul Gauguin. L’effort général réalisé en faveur des associations n’est plus à démontrer. Et pour reprendre les termes de l’auteur, j’affirme que les associations constituées depuis un certain temps et ayant fait preuve de leur utilité sociale, bénéficient effectivement de locaux mis à disposition gracieusement par la ville d’Alençon.  Argument « excessif… et dérisoire  Évoquons, à présent, les locaux de la rue Étoupée. Sur les 14 associations titulaires d’une convention d’occupation, il y a notamment 3 partis politiques. Les partis politiques disposent maintenant, ne l’oublions pas, de financements publics importants afin de pourvoir à leur fonctionnement. Lorsque le projet, actuellement à l’étude, d’aménagement dans les locaux de la rue Étoupée d’une maison pour personnes âgées et étudiants sera plus avancé, les occupants qui y disposent d’un bureau se verront naturellement proposer un projet de relogement alternatif. Pour ce qui concerne les partis politiques, la loi encadre désormais de manière précise, leur accueil dans des bâtiments municipaux. Justement parce que nous respectons ce qui s’est fait par le passé, nous n’avons pas souhaité modifier les conditions de mise à disposition des locaux actuels de la rue Étoupée. Mais, le moment venu, chacun devra se conformer à la loi, dans le dialogue et la concertation ! Enfin, l’argument selon lequel la démocratie serait absente d’Alençon est tellement excessif qu’il n’en est que plus dérisoire ».

Patrick Lindet (maire-adjoint en charge  de la Vie associative)

Ouverture sur le Monde ?

« Le 15e festival des folklores du monde vient de s’achever. Depuis plusieurs années nous sommes familles d’accueil pour des festivaliers venant d’horizons divers. Mais depuis 3 ou 4 ans, un certain nombre de groupes originaires des pays du Sud (Afrique, Asie) et d’Europe de l’Est en particulier, sont confrontés à un obstacle qui devient pour beaucoup d’entre eux de plus en plus infranchissable à savoir l’obtention d’un visa que se soit par l’ambassade de France ou par les différents consulats. Pratiquement chaque année, un ou plusieurs groupes folkloriques, voire même une partie seulement d’un groupe, sont privés, bannis du Festival d’Alençon à cause du refus de la délivrance de visa (Algérie, Sri Lanka, Inde…) et la liste s’allonge régulièrement.  La peur de l’étranger ?  Pour d’autres, l’obtention de ce visa se fait dans des conditions insupportables, voire dégradantes et méprisantes : tracasseries administratives, des documents à fournir à n’en plus finir, attentes pendant des jours, des mois, incertitude permanente, délivrance in extremis quelques heures parfois avant le départ. Cette situation est tout à fait inadmissible et nous dénonçons de telles pratiques discriminatoires et révoltantes. Cette suspicion systématique (la peur de l’étranger ?), ce manque de respect et ce mépris affiché parfois de façon ostentatoire, réservé uniquement à certains groupes ciblés géographiquement, n’est pas digne de l’image que la France (pays des droits de l’homme !) veut se donner. Cela créé des ressentiments, des rancœurs tant chez ceux qui sont victimes de tels agissements, de plus en plus répressifs présentant tout festivalier demandeur de visa comme un fraudeur systématique, un immigré clandestin potentiel que chez ceux qui se font (se faisaient ?) une joie de les accueillir.  En parfaite contradiction  Ces méthodes sont inadmissibles. Si ces « dérives » devaient s’accentuer, s’aggraver (et malheureusement tout porte à croire que nous allons dans cette direction) à terme, nous acheminons vers un festival affaibli, amoindri, affadi et sans saveur composé uniquement de groupes sélectionnés non plus sur leurs qualités artistiques et leurs richesses culturelles mais sur des critères uniquement socio-économiques. Tout cela en parfaite contradiction avec les discours officiels proclamant haut et fort « les rencontres culturelles source d’enrichissement mutuel, la découverte de peuples et de cultures d’horizons divers… ». Nous déplorons également le silence qui entoure toutes ces questions lors des différentes réceptions, manifestations officielles et publiques organisées pendant ce festival (aucune mention de l’absence de l’Algérie lors du Panorama du samedi 7 juillet par exemple) Garder le silence sur ces questions, ce n’est pas préserver le festival, bien au contraire. Notre colère est à la hauteur de notre attachement au festival. Ne laissons pas gâcher la fête ! ».

Des familles d’accueil de festivaliers :  Françoise GROSSET, Roger MAILLARD,  Alain BERTIN

Qui sont les nantis ?

«Ce n’est pas en jetant l’anathème et en créant par l’amalgame la confusion des genres, que l’on répondra à la vraie question : si le droit de grève est inscrit dans la Constitution, le droit de circuler librement, relève du droit naturel. Pratique interdite en URSS dans les années 80. J’y étais. Le respect du client, qui paie son billet et qui souvent est un travailleur : doit-il être otage d’une minorité ? Le syndicalisme est nécessaire comme force de propositions et d’action dans l’intérêt du bien commun et non réservé à une minorité. FO, CFDT et CFTC l’ont compris depuis longtemps. M. Costa, je comprends votre besoin de vous affirmer pour exister, mais ce ne sont pas vos contre-vérités qui vous rendent crédible. Cela fait 50 ans que le railway britannique connaît des problèmes. Depuis sa privatisation, cela va mieux. Vérifiez auprès des usagers, il n’y a plus de grève, même si rien n’est parfait. Voyez dans le budget de l’Etat la ligne budgétaire consacrée au coût payé par les contribuables pour la SNCF et ses régimes spéciaux : 2,5 milliards d’euros en 2005. Par la même occasion, lisez la revue de la Documentation Française d’avril 2007 et le rapport du Procureur Général Bernard sur la gestion des œuvres sociales de l’EDF par la CGT. Correcteur de l’enseignement supérieur dans l’Académie de Caen, je ne vous mettrai aucune note, mais vous inviterai à revoir la sémantique pour mieux analyser mon «torchon». La langue française est riche pour permettre au lecteur de faire sa propre interprétation sans passer par vos commentaires. «Avenir et salaire assurés à vie» M. Drugeon, votre dialectique marxiste bien connue, vous prend à votre propre piège. Comme moi, vous êtes un nanti propriétaire de votre belle maison, vous n’avez pas besoin de Mercédes, vous voyagez avec toute votre famille gratuitement et souvent en première classe. Vous n’avez pas à vous soucier de votre avenir, ni de votre salaire, ils sont assurés à vie. Tous les travailleurs ne peuvent en dire autant. À plus de 61 ans, je suis toujours en activité. Dans quinze ans, à cet âge-là, vous serez en retraite. Avantage acquis, payé par qui au profit de qui… ? C’est avec plaisir que je constate que vous n’avez rien à redire sur le fait que «Travailler plus pour gagner plus» s’applique aux camarades qui, après 50 ans, commencent une nouvelle vie à 6 600 € nets par mois, payés par une société off shore basée à l’île de Man. Je trouve cela normal car ce sont des techniciens hautement qualifiés qui font rayonner votre savoir-faire. Le privé a parfois du bon. Mes collaborateurs n’ont pas honte de travailler pour le négrier que je suis. Mieux, ils sont heureux de partager les fruits de son travail, car c’est par eux et avec eux que nous existons. Mais chez nous, l’avantage n’est jamais acquis. C’est le client qui nous fait vivre. «Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles» écrivait Ch. Péguy. En revanche, vos menaces délatrices, vos intimidations, les «coups de fil anonymes», autocollant CGT Orne sur ma vitrine, ne sont pas sans me rappeler ce qui se passait en Allemagne en 1933 contre les commerçants juifs. C’est par ces méthodes que 100 millions de Russes sont morts dans les goulags du camarade Staline».

J. HILLENMEYER

Nota : ce courrier fait suite à des propos tenus dans l’OH des 26 juin et 10 juillet.

Que faisait là le camion ?

«Un camion semi-remorque est rentré dans la porte d’une maison boulevard Lenoir-Dufresne habitée par une femme seule de 90 ans à 6 heures du matin, pulvérisant porte et maçonnerie, laissant ainsi un trou béant. Heureusement (après les constatations d’usage de la police et des pompiers), les voisins proches sont intervenus sous la pluie battante pour apporter réconfort et soutien à cette femme âgée tout en protégeant ce trou béant avec bâche et planches afin d’assurer un peu de confort. En aucun cas, la mairie n’a relogé cette femme âgée comme cela a été relaté dans le quotidien local. Je remercie très sincèrement tous les voisins et amis qui se sont spontanément empressés de soulager les gros soucis imprévus à cette personne. D’autre part, je m’interroge sur l’efficacité de la signalisation à l’entrée de la ville qu’on ne peut traverser en ce moment pour cause de travaux. Que faisait ce camion à cet endroit alors qu’il existe une interdiction permanente de traverser la ville aux poids lours de plus de 7,5 tonnes par arrêté municipal ? Que fait la police de la ville ? De plus, avec les travaux du carrefour Cazault, les poids lourds arrivent dans tous les sens et dans les rues étroites du centre-ville. Encore une fois, la signalisation est défectueuse !».

J.-P. GILLES

« Le manque de respect de certains »

Maire d’Alençon, Christine Roimier a répondu aux lecteurs qui déploraient le spectacle vu dans la rue de l’Air-Haut (OH du 17 juillet, page 2) : « Votre message a retenu toute mon attention. Je suis, comme vous, atterrée par le manque de respect que certains de nos concitoyens apportent à notre qualité de Ville, en décalage total avec les efforts que déploient la très grande majorité des Alençonnais pour rendre, dans nos pratiques de vie quotidienne, le “vivre ensemble” aussi agréable que possible : pendant que beaucoup fleurissent, entretiennent leurs façades etc.., d’autres, heureusement très minoritaires, mais ô combien perturbateurs, négligent les heures de sortie des poubelles, ou se laissent aller aux dépôts sauvages de détritus, au stationnement de véhicules sur les trottoirs etc. et mobilisent beaucoup d’énergie tant des élus que des services concernés pour “gommer” les effets de leur négligence.   « Nous sommes intervenus  plusieurs fois »  Pour ce qui est du regrettable incident auquel vous faites référence, sachez bien que nous sommes intervenus plusieurs fois pour que l’habitant du quartier concerné ait un comportement de voisinage plus conforme aux règles habituelles, et que ses installations soient conformes à ce qui peut être accepté en centre-ville. Je veillerai à ces démarches soient reconduites. Même si les règles de droit ne nous laissent pas une très grande latitude, sachez bien que nous faisons le maximum. J’espère que votre prochaine promenade dans notre ville ne vous donnera “que du bonheur”, à partager avec vos invités ».  “Les cris des victimes sont trop modestes” “J’ai apprécié votre article concernant les talus et fossés broyés. L’explication fournie par les services interrogés ne satisfait que celui ou celle qui l’a livrée : d’abord, il n’est pas absolument nécessaire d’améliorer l’écoulement des eaux, au contraire. L’herbe haute ralentissant l’eau permet à celle-ci de pénétrer dans le sol au lieu de s’en aller rapidement vers la rivière et produisant ainsi des risques d’inondation en aval. Le creusement des fossés ne s’impose qu’en bas de côte afin que le chemin ou la chaussée ne soit pas “coupé” lors des fortes pluies. Au cas où la fauche du fossé se justifierait, il n’y a aucune raison de “broyer” les talus, d’autant plus qu’à cet endroit, la même opération a déjà été accomplie il y a environ deux mois ; la fauche de la berme seule s’impose quand il y a circulation automobile. Celle du talus pourrait être accomplie seulement une année sur deux par alternance.  Changer les habitudes de gestion  Pourquoi ne pas profiter de cette palette merveilleusement colorée ? Ce mois-ci, la mode est au rose : splendeur des salicaires, épilobes au fossé, origan sur les talus plus secs. Le “top” est assuré par le bleu magique de la chicorée sauvage. Pourquoi se priver de ce bouquet permanent ? Serions-nous aveugles ou incultes ? Prétendre que la biodiversité est préservée me paraît relever de l’incompétence : la végétation est en graine, oui, mais pas mûre. De plus, la biodiversité ne comprend pas que le végétal : les animaux broyés ne repoussent pas !… A moins que ?… L’épareuse et son conducteur ne soupçonnent pas ce qu’ils écrasent : les cris des victimes sont trop modestes. Changer les habitudes de gestion demande du temps. Espérons que la génération à venir en matière de gestion environnementale aura compris les erreurs accomplies par la nôtre (génération). A nous aussi, défenseurs de la nature, de nous exprimer partout où l’on peut faire évoluer le respect de la nature ; pas seulement en paroles mais dans les actes. Merci à ceux qui le comprennent, car ils existent aussi, y compris aux services techniques de notre CUA.  Des communes voisines commencent à faire des essais. Bravo et merci. Deux méthodes devraient être bannies de nos pratiques de “gestion” de la nature : 1. L’emploi d’herbicide (poison qui finit toujours dans l’eau) 2. Le broyage (à cause du nombre d’animaux exterminés). Espérons ! Espérons ! Tout espoir n’est pas perdu”.

Jean-Claude POTTIER (Alençon)

« La Ville a rempli  son devoir »

« Un lecteur du boulevard Lenoir-Dufresne, où s’est produit, mardi 10 juillet, un accident au cours duquel un camion a percuté la façade d’une maison, incrimine la mairie qui, selon ses dires, « n’aurait rien fait ». Je tiens à lui apporter les précisions suivantes : -    L’accident s’est produit à 5h du matin. -    J’ai été prévenue vers 6 h 15 et me suis immédiatement rendue chez la personne âgée victime de cet accident. -    Les services de la mairie sont intervenus pour dégager la chaussée et nettoyer la rue (gravats et huile de moteur).  -    Nous avons ensuite pris contact avec le syndic de l’immeuble, qui est arrivé sur les lieux, vers 7 h 30, pour s’occuper du volet assurances et des travaux à réaliser. -    La victime a également bénéficié, c’est vrai, d’un réseau de voisinage et de relations pour faire face au problème. -    Sachant qu’une autre entrée, que celle endommagée lors de l’accident, existait, il n’y avait pas lieu de procéder à un relogement d’urgence, ce que ne sollicitait d’ailleurs pas la personne concernée. -    J’ai, avant de quitter les lieux, laissé à la victime l’ensemble de mes coordonnées téléphoniques pour qu’elle puisse me joindre en cas de besoin. Moralité : la Ville a rempli son devoir, tout son devoir, et il me paraissait utile que votre lecteur en soit bien informé.

« Signalisation non respectée »

S’agissant enfin de la présence de ce camion, à cet endroit, il n’avait effectivement rien à y faire. Les travaux de la rue Cazault restreignent d’ailleurs la circulation des camions en ville. Sont notamment interdits sur l’axe du boulevard de la République, tous les convois exceptionnels pour la durée du chantier lesquels ont par ailleurs l’obligation de reconnaître le parcours avant de mettre le camion sur la route. La signalisation n’est, quant à elle, pas défectueuse, elle n’est pas respectée, ce qui n’est pas la même chose ! Quant à la Police, elle ne peut être présente partout et à tout moment et je préfère saluer, quant à moi, son grand professionnalisme, lors de cet accident ». Michelle Lemaitre (maire-adjointe chargée de la Famille, de l’Action sociale et du Logement)   Coup de pouce aux «petites formations» «Les électeurs ont-ils peur d’une démocratie citoyenne ? Le résultat de l’élection présidentielle puis celui des élections législatives semble le confirmer. Car, pour se rassurer, les électeurs se sont comportés comme des consommateurs économiques de produits politiques marqués et estampillés. Je suggère donc aux candidats individuels et aux formations qui ne peuvent atteindre les 5 % nécessaires pour obtenir l’aide financière de l’Etat de se regrouper au sein d’une organisation politique citoyenne de moyens et d’intérêts économiques pour être remboursés de leurs frais de campagne. Le seul objectif de cette organisation étant de faire respecter la représentation et la diversité politique proportionnelle de tous les électeurs. Pour concrétiser cette suggestion, additionnons les pourcentages des candidats et des formations qui n’ont pas obtenu les 5 %. Nous constatons que l’Organisation Citoyenne aurait atteint 14 % à la Présidentielle et 15 % aux élections législatives. Ces pourcentages permettraient de dédommager tous les candidats et d’offrir aux électeurs un choix plus nuancé au second tour, reflet de la diversité du paysage politique français. Nous pouvons aussi espérer que grâce à une organisation politique citoyenne, il y ait moins d’abstentions et moins de bulletins blancs ou nuls. Enfin, pour les élections municipales, l’Organisation Citoyenne atteindrait 16 %. Une belle idée mais les belles idées sont difficiles à réaliser…».

Michel PRÉHU


Les courriers de l’Orne Hebdo en juin 2007

15 octobre , 2007

Zone Ouest : « un dialogue  permanent et qui se poursuit »

« Une récente tribune fait état d’une « soi-disant » absence de dialogue autour du projet de zone ouest. Je voudrais m’inscrire en faux contre cette affirmation en apportant les preuves de la volonté continue de concertation de la Ville d’Alençon, notamment avec les commerçants du Centre-ville. Lisez la suite de cette entrée »


Les courriers de l’Orne hebdo en mai 2007

15 octobre , 2007

Bayrou… ! … et la cohorte des citoyens anonymes… ?

“La cohorte des citoyens anonymes libres, sans étiquette et sans grade, représente quand même 17,5 % des inscrits, c’est le troisième parti français, après celui de M. Sarkozy (26 %) et celui de Mme Royal (22 %). Avec 15 %, celui de M. Bayrou ne vient qu’en quatrième position. Donc, M. Sarkozy et Mme Royal devraient courtiser le parti des citoyens anonymes en leur proposant un programme singulier. Mais, pour rallier cette cohorte de citoyens critiques, il faut que les deux candidats avouent leur impuissance économique à gouverner. Alors, puisque je fais partie de cette cohorte, je vais voter pour celui ou celle qui va s’affranchir de cette tutelle économique d’une part, et qui s’approchera le plus de mes orientations et mes propositions d’autre part. 1) Création d’une Banque républicaine citoyenne. 2) Faire de la carte d’électeur le document officiel et nécessaire pour solliciter une aide économique de l’Etat. 3) Libéraliser et favoriser la production et la commercialisation de toutes les sources d’énergie renouvelables propres. 4) Comptabiliser les votes blancs et nuls. 5) Limiter le cumul à deux mandats électifs ou deux présidences maximum. 6) Réduire à 5 ans tous les mandats et qu’ils soient non renouvelables. 7) Mettre la limite d’âge d’éligibilité à 65 ans. Donc, je vais encore voter par défaut… ! Maintenant, nous nous retrouverons aux législatives”.

Michel PRÉHU

Clap clap clap

Et voici notre honorable candidat. On l’applaudit. Afin de l’encourager. Clap clap clap clap clap clap clap Merci. Maintenant, Monsieur, pouvez-vous dire Ce qui fait le malheur de notre planète ? Eh bien… D’après moi, c’est la bêtise humaine. Félicitations, Monsieur. Réponse exacte. Clap clap clap clap clap clap clap Merci maintenant, Monsieur, pouvez-vous dire Ce qui change dans notre vie quotidienne A l’issue des élections présidentielles ? Absolument rien. Toujours coule la Seine. Imperturbable. Au pied de la Tour Eiffel. Et après la République Française Arrive une autre République Française. Félicitations. Réponse formidable. Clap clap clap clap clap clap clap

Jean-Jacques TELLIER (Alençon)

Ecolo vote Sarko

« J’ai voté Dominique Voynet au premier tour, responsable qui veut un vrai changement de société. Madame Royal est trop floue sur bien des sujets, à commencer par le nucléaire et le lobby militaro-industriel. Et ses partisans d’Alençon ont trop sali les murs de la ville et de la campagne avec leurs autocollants et leurs affiches collées n’importe où, n’importe comment. Enfin, ses manœuvres ne favorisent pas le large rassemblement nécessaire pour le second tour. Dimanche, ce sera donc Sarkozy. ».

Benjamin Masson

Pour une «vraie gauche» « Les Français vraiment de gauche ne votent pas, c’est évident, Sarkozy : ils votent blanc ou restent chez eux. Pour ensuite mieux le combattre, dans la rue. Comment voter pour une coalition hétéroclite avec François Bayrou, homme de droite avec lequel il sera impossible de révolutionner notre système économique ? Ni la gauche de gauche, ni la gauche républicaine ne peuvent s’allier avec la droite républicaine de Sarkozy (qui n’est pas un facho). Face à une vraie droite, il faut une vraie gauche, pas une social-démocratie. Et le « Tout sauf Sarkozy » est un bon moyen de perdre. La politique, ce n’est pas la guerre ! Ce n’est pas avec des discours staliniens qu’on fera avancer les choses ! ».

S. Monnier

Des casseurs, pas des déçus

À qui veulent-ils faire croire que c’est une tristesse de militants déçus qui les a poussés à détruire les voitures d’innocentes victimes ? Quelques imbéciles ont délibérément mis le feu aux voitures de leur quartier, celles de leurs voisins, leurs familles… Si les policiers ont choisi de ne pas sortir de leurs voitures, ce n’est certainement pas par hasard. Il ne fallait pas envenimer la situation. Ségolène Royal avait averti qu’un vote en faveur de Nicolas Sarkozy allait enflammer les banlieues. Les cocktails Molotov étaient prêts, et quel que fut le résultat, il était à craindre que les excités qui les avaient confectionnés avaient décidé de les utiliser coûte que coûte ! Non, ces actes ne sont pas politiques. Ils sont crapuleux ! Le fait même qu’ils se soient produits à Perseigne est un signe. Un dirigeant de la Police nationale analyse cela comme une « signature » : « s’ils mettaient le feu ailleurs, ils ne pourraient pas s’attribuer ces provocations face aux autres bandes, aux autres quartiers ». De la part de ces délinquants sans foi ni loi, on n’est pas à une idiotie près !

David Guévart

Vous aussi, apportez votre point de vue : écrivez à l’Orne Hebdo, place Poulet-Malassis à Alençon ou adressez-nous un mail sur orne”point”hebdo”arobase”publihebdos.fr”, voire sur ce blog…

Propagande électorale non reçue

« Cette fois encore, je n’ai pas reçu le courrier envoyé à chaque électeur contenant les professions de foi et les bulletins de vote. Encore une fois, je voterai sans avoir pu lire sereinement le programme des deux candidats au 2e tour. J’ai signalé ce premier incident au maire de ma commune qui m’a vaguement répondu qu’il fallait voir ça avec la Préfecture… Par négligence, manque de temps ou tout simplement parce que je pensais qu’il s’agissait peut-être d’un incident dû à la grève des postiers d’avant 1er tour, je n’ai entrepris aucune démarche… pensant aussi tout simplement que j’aurai mon courrier pour le 2e tour. Je m’interroge donc aujourd’hui sur le sens que je dois donner à ce manquement à l’application de la procédure électorale ? Suis-je la seule ? Quels autres dysfonctionnements ont pu avoir lieu sans qu’on s’en préoccupe vraiment ? Quelle est la validité d’une élection dont l’organisation ne tient pas compte du code de procédure électorale ? ».

Mme Ehrmann (Champfleur)

Les machines à voter, suite « Les Alençonnais ont voté et massivement voté. On ne peut que s’en féliciter, ce que n’ont pas manqué de faire nos élus, ajoutant que le vote électronique s’était déroulé « sans incident majeur », persistant donc dans ce mode de vote « moderne, fiable, économique et écologique » pour le second tour ! « Moderne », soit ! Pour une idée qui remonte à l’Antiquité et qui n’est pourtant pas ringarde puisqu’il s’agit de démocratie. Cette même démocratie qui aurait voulu que nos élus prennent cette décision justement en en respectant les règles : présentation du projet avec un maximum d’objectivité et instauration d’un débat qui aurait mérité d’être porté devant les citoyens. À la place de cela, une ligne dans 2 budgets successifs (pour que cela paraisse moins gros sans doute !) où il était question de « machines à voter scellées ». D’électronique, il n’en était point question. Fiable ? « Fiable », c’est beaucoup moins sûr et il est inutile de redonner les arguments des informaticiens mettant en cause cette fiabilité. D’ailleurs dans deux bureaux de vote, nous n’avons pu que constater un écart entre le chiffre indiqué par la machine et le nombre d’émargements, (11 pour un bureau, par exemple !). « Que constater » car aucun recomptage n’a pu être possible, machine oblige ! « Économique » : 93 000 euros ! Auxquels il faut ajouter le prix des batteries de secours, la maintenance et le « gardiennage ». Au fait, où sont-elles gardées, ces précieuses machines, dans quelles conditions de sécurité et de préservation ? On pourrait également penser qu’elles ne vont pas servir longtemps, vous savez : moderne un jour, obsolète le lendemain ! Écologique ? « Écologique », de qui se moque-t-on ? Qui a calculé le coût des matériaux, la dépense énergétique pour produire ces machines, et le recyclage, un détail, sans doute ? Le papier au moins, on plante des arbres dont c’est la destinée et cela se recycle, ne le saviez-vous pas, vous les « modernes » ? Les élus sont donc satisfaits mais d’où vient alors le mécontentement de bon nombre de citoyens entendus dans les files d’attente ? Tous des passéistes réfractaires au progrès et nostalgiques d’une pratique archaïque ? Ou plutôt des citoyens fatigués d’attendre et pour certains obligés de repartir pour parfois renoncer ? Des citoyens frustrés dans l’acte symbolique de déposer eux-mêmes publiquement leur enveloppe dans l’urne après y avoir glissé leur bulletin à l’abri des regards, dans un isoloir digne de ce nom, en toute confidentialité ? Doute Des citoyens surpris de se retrouver devant des machines, eh oui… tous n’étaient pas informés ! Des citoyens qui n’ont pas jugé enthousiasmant le « dépouillement » très « dépouillé » avec une machine qui vous sort les résultats comme une caisse enregistreuse de supermarché ! Au moins, au supermarché, on peut vérifier que ce que l’on a dans son chariot correspond bien à ce qui est sur le ticket. Mais le plus grave dans tout cela, c’est l’absence du contrôle de ces machines par un citoyen réduit à ne constater que le plus ou moins bon déroulement du scrutin, privé du rituel hautement nécessaire du dépouillement manuel dans la publicité des opérations qu’il exige. Dans ces conditions, c’est le doute qui s’installe et qui risque d’entacher les résultats quel que soit le ou la candidate qui sera élu(e) et là, messieurs et mesdames les élu(e) s, c’est votre responsabilité et votre légitimité qui sont en jeu ».

Simone Boisseau

A propos des incendies anti Sarko

“Effectivement, je crois maintenant que les casseurs ne sont pas les déçus mais simplement cassent pour le plaisir. Je suis outrée de ce qui se passe. Ces jeunes ne respectent vraiment rien : allons-nous être menés par des bandes de “voyou” ? Je n’ai pas peur des mots : comment voulez-vous qu’on les appelle ? Ségolène Royal, Olivier Besancenot, Bové et d’autres avaient appelé à la violence en indiquant clairement que si Nicolas Sarkozy était élu, les banlieues seraient enflammées ; comment voulez-vous ne pas exciter ces jeunes (qui le sont déjà trop) après de tels propos ? La campagne a été une campagne de merde… j’ai eu honte que des gens qui ont fait l’ENA se comportent avec une telle haine. Ils étaient tous contre Sarko, l’on bafoué ; je l’ai soutenu et je le soutiendrai bec et ongles. Je lui souhaite bien du courage mais nous ne laisserons pas : nous sommes avec lui. On ne lui laisse même pas la chance de pouvoir commencer son mandat tranquillement. Tout est sujet à critique jusqu’à ces trois jours de vacances qu’il a bien mérités en famille. De quel droit lui demande-t-on qui paie ? S’il vous plaît les médias, laissez-le en paix”.

Françoise Camus (Alençon)

Insécurité à l’ouest d’Alençon

«Depuis quelques années, les gens du voyage s’installent en toute impunité sur le pôle universitaire de Montfoulon à Damigny. Leur séjour engendre certaines nuisances telles que : déchets de toutes sortes (excréments humains, papiers hygiéniques, bouteilles de verres d’alcool brisées, sacs plastiques etc qui jonchent le sol aussi bien sur les espaces verts, parkings, routes… En fin de soirée, ce sont des “runes”, dérapages, vitesses excessives et non contrôlées, attention dangers ! Des agressions physiques et verbales sont commises sur les étudiants du site qui n’osent pas porter plainte, par peur de représailles. Menaces et racket Des actes de menaces et rackets ont été portés au Centre Commercial auprès de certains commerçants mais aussi aux clients de la station-service. Il est scandaleux que les pouvoirs publics ne réagissent pas et ne prennent pas conscience de ces faits qui peuvent provoquer des incidents qui peuvent tourner en rixe pour la population environnante. Des lois existent pour l’expulsion des gens en situation d’illégalité. Appliquez-les ! Et qui paye les dégâts (eau, électricité, nettoyage…?)».

Un lecteur (qui décline son nom mais souhaite garder l’anonymat)

Pour Annick

«Cela fait déjà 1 an que tu nous as quittés et pourtant on parle souvent de toi comme si tu étais toujours parmi nous. Toi, la bonne vivante qui es partie si vite, nous n’avons pas pu faire tout ce que nous aurions voulu. Tu restes et restera à jamais dans nos cœurs».

Le personnel du Centre Social de Courteille, les familles, Anna

Ville ou campagne ?

“C’est beau la nature, dit-on, mais qu’en restera-t-il dans un avenir proche ? Y aura-t-il encore d’audacieux oiseaux pour venir créer leur famille dans des sites instables de notre rivière ? Peut-être pas… Car si notre oiseau s’accommode d’une des “verrues” qui fleurissent ça et là le long de notre Sarthe, où nos pêcheurs accrochent avec leurs lignes quelques vélos et palettes ? Ailleurs, à l’image de notre poule d’eau, un passereau s’est risqué à construire un nid dans la vallée de la Vère, vallée de sinistre mémoire, appelée encore “Vallée de la mort”. Parmi les matériaux choisis par notre oiseau figurent des fibres d’amiante en provenance d’une usine désaffectée qui, un demi-siècle après sa fermeture, laisse encore échapper fibres et poussières mortelles !!! Modernisme incontrôlé C’est pas toujours joli, la nature !!! Cette nature où règnent en maîtres tous les ingrédients de sa destruction : fumées, gaz toxiques, rivière où coule une eau douteuse. Sans compter les antennes à haut débit qui fleurissent sur les habitations, à proximité des écoles. Les ondes seraient nocives pour la santé : qui s’en inquiète ? Notre poule d’eau du pont de l’Abreuvoir, et mon passereau de la tant jolie Vallée de la Vère, résisteront-ils à tous ces méfaits d’un modernisme incontrôlé ?… Et les hommes dans tout cela ?… Un phénix, peut-être, pourrait faire un miracle”.

Bernard PICOT

Aux élu(e)s dits “modernes”

“Il est de ces choix politiques dont la portée symbolique est telle qu’on devrait réfléchir à deux fois avant de s’y résoudre. Instituer l’usage d’une machine électronique de scrutin en lieu et place de bulletins papier et d’urnes transparentes est une décision fâcheuse. Sous prétexte de modernité, de progrès, on assiste là à l’instauration d’une pratique qui vide de son sens le plus prégnant l’acte élémentaire, fondamental et hautement symbolique de la Démocratie : le suffrage universel. La dématérialisation du vote, passant par l’utilisation banalisée d’une machine impersonnelle, établit une coupure symbolique qui dépossède l’électeur du sens même de ses décisions et de ses actes. Cette désacralisation vient aggraver une perception déjà affectée par la nature de la “machine” : sentiment d’indifférence, sentiment d’incompétence, sentiment de méfiance, voire de défiance, vis-à-vis de la “chose technologique”. On nous dit que de telles réactions ne sont qu’expression de ringardise, d’archaïsme. Que les inquiétudes, les récriminations ne sont que faux arguments, mauvaise foi ! Qu’à cela ne tienne ! Qu’on nous explique alors pourquoi, si ces fameux ordinateurs de vote sont “inoffensifs”, pourquoi leur installation s’est faite sans en appeler à l’avis – informé et éclairé ! – des citoyens ! A-t-on vu, pour cause de progrès esthétique, disparaître pinceaux, tubes, toiles et papiers sous prétexte que la photographie remplacerait logiquement, efficacement, la peinture ? A-t-on vu, pour cause de progrès, de confort spirituel, l’Eglise installer aux portes de ses lieux de culte des distributeurs automatiques d’hosties, sous prétexte de crise des vocations et de désinvestissement des fidèles ? Se rend-on aux urnes comme on se rend au supermarché ou à l’agence bancaire ? Quelles garanties pour la Démocratie lorsqu’on sait les aléas liés au matériel et à sa conception, aléas dénoncés par de nombreux professionnels en informatique ? Quelle chance de voir un jour les citoyens prendre une part active à la démocratie participative, si le scrutin électoral n’a pas plus de portée symbolique que la banale utilisation d’une “zapette” ? Quand on connaît la distance qui sépare les citoyens du Pouvoir, lorsque l’on assiste à l’usage excessif et souvent tendancieux de la technologie et des médias, on mesure l’importance pour la Démocratie de conserver certains rituels, actes et procédures qui, à défaut d’être obsolètes ou surannés, lui confèrent un caractère vivant, solennel et sacré”.

P. GUILLEMIN

Retraités et centre-ville

La CFDT retraités adresse une lettre ouverte aux élus de la Communauté Urbaine d’Alençon : «Les retraités CFDT des communes de la Communauté Urbaine d’Alençon s’inquiètent du projet d’agrandissement de la zone commerciale d’Alençon-ouest. Ils revendiquent depuis longtemps le maintien des services de proximité (commerces, transports, services publics) dans les petites communes. Il leur faut maintenant étendre cette revendication au centre-ville d’Alençon. Bien souvent, les personnes âgées vivent seules, après le décès de leur conjoint, ou après un divorce, ou du fait de leur célibat. Des journées entières se passent dans la solitude, sans que l’occasion se présente de parler à quiconque. Leurs seuls interlocuteurs sont souvent les petits commerçants de leur quartier. Ils sont heureux de pouvoir échanger avec eux, d’être connus, qu’on prenne le temps de les écouter, de les servir selon leurs goûts. Ils n’ont pas besoin d’aller tous les jours dans les grandes surfaces où toute convivialité est bien souvent absente, rendement oblige. “Bien pourvu en hypers” Alençon et sa périphérie sont déjà bien pourvus en “hyper” de toutes sortes. Nous avons la chance de vivre dans une ville à dimension humaine, où les gens d’un même quartier se connaissent et savent encore faire jouer la solidarité, la convivialité. Faut-il remplacer ces termes par rentabilité à tout crin ? Est-on même sûr du résultat ? Le nombre de personnes âgées est en constante augmentation. On nous dit qu’il faut laisser à chacun le choix de son mode de vie. Il faut aussi lui laisser les moyens de vivre avec le confort nécessaire. Espérant que vous daignerez répondre à notre requête…»

Bernard PAPILLON (Secrétaire général)